L'histoire de Beeldig Lommel
Il y a 15 éditions, l'idée de Beeldig Lommel est née lors d'un autre événement estival, la "Journée du Sable" (aujourd'hui Bal Final). Quelques statues vivantes avaient été engagées comme divertissement supplémentaire, mais les réactions du public furent si enthousiastes qu'une graine fut plantée pour un concept entièrement nouveau : un festival dédié aux statues vivantes.
La toute première édition a débuté modestement, avec à peine 40 statues vivantes. Aujourd'hui, ce nombre a plus que doublé et est complété par des dizaines d'animations mobiles, de groupes de musique et de statues d'enfants. Beeldig Lommel peut ainsi se targuer d'être le plus grand festival européen de statues vivantes.
Une forme d'art de pure dévotion
L'artiste portugaise Maria Silva n'est pas une statue vivante ordinaire. Lors de ses performances, elle reste totalement immobile pendant trois heures : sans réaction, sans mouvement, sans pause. "Je me considère plutôt comme une sculpture vivante qu'une statue interactive", dit-elle. "Pour moi, tout tourne autour de la concentration totale et de la volonté. Pas de formation, pas de trucs, juste rester debout. L'entêtement aide (rires)."
Créative jusqu'au bout des doigts
Les performances de Maria sont élaborées dans les moindres détails. Elle conçoit des concepts pendant des années, fait fabriquer des costumes sur mesure, rassemble des accessoires et peint elle-même chaque détail. "Parfois, une idée ne prend vie qu'après des années. Je crée en moyenne une nouvelle performance tous les un à deux ans. Je préfère une performance forte à plusieurs à moitié terminées. La qualité avant la quantité."
Ses performances dans l'église lors des éditions précédentes ont également laissé une forte impression. Parmi des sculptures authentiques, elle a donné vie à sa performance silencieuse, si convaincante qu'il fallait vraiment se concentrer pour voir qui était une statue et qui ne l'était pas.
Pas de compétition, mais de la connexion
Qu'est-ce qui rend Beeldig Lommel si spécial selon elle ? "L'ambiance. Pas de compétition, pas de prix, seulement des artistes partageant leur passion. Cela crée une atmosphère chaleureuse et familiale. Je peux être moi-même ici, aussi 'folle' que cela puisse paraître (rires)."
Dans de nombreux festivals de statues vivantes, il est courant qu'un jury professionnel et le public votent, après quoi quelques prix sont décernés. Beeldig Lommel choisit délibérément de ne pas le faire, car chaque statue a sa propre force et son propre style, et ne peut donc pas être comparée. Comparer serait faire du tort à la diversité du festival.
Nouveauté cette année : 'From my balcony'
Lors de cette édition anniversaire, Maria revient avec une toute nouvelle performance : 'From my balcony'. Pas d'église cette fois, mais un balcon d'où elle observera le public. "Mes performances tournent autour du silence, pas de l'interaction. Vous me reconnaîtrez comme celle qui ne prend pas de pause", dit-elle en souriant.
Curieux de découvrir la nouvelle performance de Maria Silva ? Venez l'admirer, ainsi que des centaines d'autres performances internationales, lors de Beeldig Lommel les 14 et 15 juin.



